Dégradations à l’Université de Caen : l’UNEF condamne et demande le respect de la procédure judiciaire

Le 4 avril 2016

 

L’UNEF condamne les dégradations du bâtiment B

 

Nous avons appris avec effroi les dégradations dans le bâtiment B de l’Université de Caen jeudi dernier à la suite de l’occupation de ce bâtiment en signe de protestation contre la loi Travail.

Nous voulons dénoncer le saccage constaté, notamment de la BU Sciences de l’Homme, particulièrement consternant à l’heure où la culture doit nous préserver de l’ignorance destructrice.

 

Évitons les faux-procès !

 

Nous tenons à réaffirmer l’importance du respect de la présomption d’innocence et de laisser la justice travailler, pour éviter d’accuser à tort. En effet, beaucoup font l’amalgame entre les étudiant-e-s mobilisé-e-s et les “casseurs”, ce qui reviendrait à dire que le mouvement social contre la loi Travail ne serait résumé qu’aux actions de quelques personnes isolées qui ne font peut être même pas partie prenante de ce mouvement.

Dans certaines déclarations, l’Assemblée Générale de Luttes contre la loi Travail est désignée comme coupable des dégradations, or, il est absurde de pointer la responsabilité de l’AG qui n’a pas d’existence juridique et n’a d’ailleurs pas vocation à en avoir une. Les participant-e-s ne sont d’ailleurs pas toujours les mêmes d’une fois à l’autre. De plus, l’AG est un lieu de débats ouvert à tout-e-s, engagé-e-s ou non dans des organisations, où chacun-e est libre de d’exprimer son point de vue sur la mobilisation et sur les moyens d’actions à employer pour aboutir au retrait du projet de loi.

 

D’autre part, il convient de faire la distinction entre l’occupation et les dégradations volontaires ayant entraîné la polémique que nous avons pu suivre dans la presse ces derniers jours. Il apparaît en effet peu probable que des occupant-e-s aient eux-mêmes saccagé une bibliothèque ainsi que leurs effets personnels apportés pour l’occasion (matelas déchirés, nourriture renversée…). De plus, cela va en contradiction avec les objectifs de culture pour tou-te-s que porte l’AG.

 

Appel à continuer la mobilisation pour le retrait de la loi Travail

 

Il appartient donc au processus judiciaire de faire toute la vérité sur les faits pour déterminer ce qui s’est réellement passé et pouvoir en détacher la mobilisation pour le retrait de la loi Travail.

 

L’UNEF condamne les dégradations du bâtiment B faites de manière à nuire à la réussite des étudiant-e-s mais aussi pour nuire au mouvement.

L’UNEF appelle à suivre et à amplifier les mobilisations du 5, 9, 12 et 14 avril prochain pour exiger le retrait de la loi Travail.

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